Vendredi 13 novembre 2009

Cerise sur le gâteau d’une saison bien remplie aussi bien côté calendrier que côté réussite (modeste certes mais personnelle !), je me suis offert hier le luxe d’accompagner Monsieur Serge Girard qui court après son dernier défi : faire le tour de la Communauté Européenne en un an en courant (…) et sans un jour de repos, soit 25300km ou … 600 marathons ! Chaque étape fera donc en moyenne 70km.

Mercredi 11 novembre, le phénomène « Serge Girard » doit arriver au CREPS de Boivre en fin d’après-midi au terme d’un périple de 80km. Notre ami Olivier va couvrir les vingt derniers kilomètres dans les pas du champion, celui-ci le guidera lui-même sur tout le final (cinq bornes). Notre association s’était mobilisée en grand nombre pour accueillir l’ultra-marathonien.

Jeudi matin, nous sommes une dizaine de Fondus (Francis, Bernard, Eric, Patrick, Jean-Luc, Joël, Lionel, …), ainsi que Jérôme, William et Gilles à attendre dès 7heures15 pour prendre le départ avec Serge. Nous nous élancerons tous dans son sillage dès 7h40 pour une aventure plus ou moins longue.

Le groupe « Fondus » s’arrêtera devant ma porte, à la Torchaise (8km), à mon exception ! Après avoir un peu discuté au départ, Serge se referme ensuite et ne discutera que très, très peu par la suite. Nous comprendrons qu’il souffre du pied gauche qu’il soignera à deux reprises. Nous respectons son mutisme et nous contentons de lui emboiter le pas. Joël nous quitte vers le 20ème (il a un semi à courir samedi), William tiendra jusqu’au 30ème. Nous ne sommes plus que deux morpions, bien décidé à aller au bout, à s’accrocher aux basques du Maître.

Malgré le crachin qui s’invite à la fête de temps à autre, tout va bien jusqu’à St Maixent. Nous traversons la ville à 10km/h (toute la montée aussi !) et çà commence à me tirer dans les pattes alors que le compteur kilométrique approche du chiffre 50. les dix bornes suivantes se passerons bien (sauf les ascensions, bien sûr) mais je ne lâche pas ! sauf une côte au 60ème , je reviendrai au bénéfice du ravitaillement de Serge puis devrai céder deux kilomètres plus loin. Le vent contraire depuis le départ, le manque de récupération depuis ma dernière compèt’ (samedi dernier : 4j.), un rythme qui ne baisse à aucun moment, ont eu raison de ma bonne volonté. Mais quand la tête commence à tourner et que les étoiles se mêlent aux paysages deux-sévriens il est sage de mettre le clignotant et de s’arrèter. Je décide de finir en marchant, je connais la fin de l’étape, j’avais mis dans ma poche le road-book du jour et Gilles m’avais proposé de me ramener au point de départ où m’attend ma bagnole (çà m’évitera de faire du stop ou de prendre le train…). D’après mes calculs je devrais arriver à St Maxire environs 40mn après les coureurs, et là, surprise au détour d’un virage, les adorables et dévoués Eliane et René (les orienteurs et ravitailleurs de Serge) m’attendent pour m’embarquer à bord du camion. « On ne peut quand même pas laisser quelqu’un au bord de la route. » me lance Eliane, je les en remercie et profite de la proposition pour approcher le final. Alain Mallereau (un copain de Serge et grand champion de l’ultra endurance …) vient de le rejoindre avec un couple d’amis depuis quelques bornes. A deux kilomètres de la salle des fêtes de St Maxire, je me relance malgré les douleurs pour couper la ligne avec le groupe.

Merci à Serge de permettre de l’accompagner, merci à son équipe pour leur gentillesse et leur générosité. Malgré la douleur j’ai eu un immense bonheur de réaliser (partiellement) cette étape et me permets de mesurer l’immensité de la tâche que s’est fixé ce modeste grand champion : Serge GIRARD.

Pour suivre au quotidien son périple cliquer : www.sergegirard.com  

Par thierry - Publié dans : petits ou grands bonheurs
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 8 novembre 2009

Voilà une course fort attendue… en effet j’aurais bien aimé participer à la première qui avait eu lieu l’an passé et dont j’avais été privé à cause d’une pause forcée par un mal au dos de six semaines. Cette année encore j’ai pourtant attendu le dernier moment pour envoyer mon bulletin d’inscription, je n’étais pas certain d’avoir bien récupéré de l’EUT (même pas encore au moment du départ…), mais comme je me sentais plutôt pas mal une semaine après je m’y suis engagé « pour participer ». Quelques copains de trail m’avais dit trop de bien de la première édition, j’avais aussi participé il y a deux et trois ans à une course en août sur le même site avec la même équipe à l’organisation et que j’avais très apprécié, pour ne pas risquer de m’y rendre. La particularité de cette manifestation, c’est qu’elle se passe de nuit, donc à la frontale… forcément on va s’amuser !

Au retour des Templiers, j’avais dit à Pierre-Henri (avec qui j’y étais allé) mon idée, … et nous voilà à nouveau réunis pour un déplacement sportif. Sur place, nous saluons quelques coureurs du CA Pictave, Bernard avec qui je m’étais rendu à Grand-Brassac pour la St Valentin (… et pour un trail !!!).

Après les traditionnelles consignes de course, on nous libère dès la nuit tombée (à 18h …). C’est parti pour 26km de chemins et de sentiers escarpés, pierreux ou boueux parfois à la seule lueur de nos lampes.

Au début, nous évoluons sur du chemin plat et large ce qui permet au petit peloton de 124 unités de s’étirer. Il compte en ses rangs la championne de France de « 24 heures », excusez du peu !, bon, faut dire qu’elle joue à domicile. Je prends un rythme que je trouve osé (venant de l’ultra où faut surtout pas s’emballer…) mais les jambes paraissent tourner facilement alors je laisse filer. J’évolue dans un groupe de six ou sept gars jusqu’à la mi-course, certains montent mieux que moi, je les rejoint sans forcer dès que la pente est négative. Les sentiers se succèdent, les pierres recouvertes de feuilles, la pluie des derniers jours et leur déclivité naturelle les ont rendu très glissants. Je me surprends à passer les bosses presque aisément et je me régale dans les descentes où j’évolue pratiquement sans visibilité (même avec des piles neuves, les loupiotes à leds, c’est pas terrible !), les meilleurs yeux sont encore les pieds qu’il faut suivre si je peux dire.

Je compte à la première heure de course un kilométrage de 11,6km, sur un tel terrain je m’en contente bien, puis à la seconde heure j’en suis à plus de 22km. Depuis un moment je rattrape des coureurs et les dépose aussitôt, seul Emmanuel (un Vouneuillois) me doublera. Le mal aux cannes me gagne petit à petit et je devrais marcher quelques escaliers de pierres, je perds aussi un peu de temps à la traversée de la rivière, pour finir à plus de 14km/h dans un temps de 2h19min. et en 22ème position : que la fête est belle !!! moi qui n’aurait pas pris le pari de dépasser une moyenne de 10 …

Nous dinerons tous ensemble dans une ambiance bon-enfant dans la salle des fêtes et au son de l’accordéon.

Voici une course très sympa et sans autre prétention que de voir ses participants y trouver un max de plaisir. Je pense y revenir chaque fois que ce sera possible.

Par thierry - Publié dans : comptes rendus de course
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 6 novembre 2009
Je dédis cet article à tous ceux qui me prennent pour un fêlé à participer à des courses toujours plus longues ou avec toujours plus de difficultés.
J’avais bien commencé il y a déjà quelques semaines un récit pour expliquer ma motivation à courir… mais mieux que j’aurais pu le faire, les journalistes de la revue ultrafondus, avec des mots choisis, ont édité un article sur la course d’ultra-fond. Je ne peux que vous recommander la lecture de ce magazine du mois de novembre 2009.
Je ne suis pas un extra-terrestre ni un surhomme mais simplement un coureur d’une discipline un peu particulière : l’ultra-trail ou la course au long cours.
Quand je m’inscrits à une course un peu « folle » , c’est à une aventure que je m’engage, un nouveau pari que je me lance ; CCC 2008 (la plus belle fête !) : premier ultra (98km) en haute montagne avec un fort dénivelé, Montagn’Hard 2009 (maouss costo !) : premier ultra de 116km avec une pente moyenne à 20% (inédit en terme de difficulté dans l’hexagone et une première édition), l’EUT des Templiers (la référence !) : même distance (116km) mais à parcourir en plus de dix de moins … que la Montagn’Hard.
Pour moi, il me parait évident que la course se conjugue dans la nature (certainement dix ans de VTT ???!), de plus je suis un inconditionnel de la montagne (là encore dix ans de randonnées en autonomie en haute montagne), tout çà ne pouvait que m’amener vers le trail et l’ultra-trail. Mon seul regret, c’est que dans nos régions de plaines peu de copains sont près à se lancer dans de pareils défis aussi beaux soient-ils.
J’ai participé à quelques marathons (trois ! c’est pas derche !), la distance reine, j’ai eu l’impression d’avoir fait le tour de la question. Côté ultra, je me suis frotté à un « 100 bornes », le manque de motivation m’a conduit à trop d’erreur pendant l’épreuve pour pouvoir le terminer (la seule course à ce jour où je n’ai pas coupé la ligne d’arrivée !). Quant aux courses horaires, je me suis risqué à un « trois heures » sur un circuit de deux bornes ; une heure et demi d’ennui ! on n’est pas prêt de me voir à un « 24h » sur un tracé d’environ un kilomètre !!! … ou dans quelques années, qui sait ?
J’aime la course nature longue en montagne (l’ultra-trail) pour la petite part d’inconnu au moment du départ, un genre de saut dans le vide, une remise en question à chaque course. J’espère motiver quelques potes autour de moi pour partager ces grands moments de bonheur.
Par thierry - Publié dans : petits ou grands bonheurs
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 5 novembre 2009

Retour à St Benoit où je retrouve Olivier et Françoise pour une sortie humide et venteuse au cœur de la ville de Poitiers et de sa circulation incessante. Çà ne se passe pas si mal et sans trop tirer sur la machine, les côtes me paraissent bien courtes … dans notre capitale régionale.

Les chiffres : 11,99km en 1h14min. sans forcer et bien trempé.

Par thierry - Publié dans : entrainements
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 1 novembre 2009

Une semaine sans rien faire… c’est long mais salutaire !

Je n’y tiens plus aussi j’enfourche mon vélo pour une petite virée à braver le vent à l’heure de la messe dominicale. C’est agréable malgré que çà tire encore pas mal dans les cuisses… impossible de prendre de la vitesse.

Donc total de la semaine : vélo : 33,29km en 1h22 (et c’est tout !)

Par thierry - Publié dans : entrainements
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 octobre 2009

Au pays de Gavarnie…

Depuis un bon moment l’idée courait ; une rando en haute montagne !

Je propose donc aux adhérents de l’Amicale des Fondus, une date qui s’insère bien dans mon plan d’entrainement d’ultra trail. Beaucoup sont intéressés, mais les calendriers ne sont pas toujours faciles à accorder et ils seront six à m’accompagner : Michel, Christian, Pascal F., Jean-Paul, Jean-Pierre et Pascal T.. Le petit groupe de filles intéressées qui devait évoluer autour du refuge de la Brèche de Roland va s’étioler au fil du temps, les nanas ne feront pas le voyage.

La proposition tient en une balade dans les Hautes Pyrénées et la vallée d’Ordessa en Espagne, en autonomie totale pendant trois jours sur un circuit que je connais à 75%... dans des sites naturels parmi les plus beaux des montagnes de notre pays.

A quelques jours de la date prévue, la météo nous promet d’être belle, nous confirmons donc notre périple le dimanche qui le précède et fixons une mini-réunion préparatoire le jeudi 24. Nous y règlerons les détails, vérifions le contenu de chaque sac (il est inutile d’avoir quelques ustensiles de cuisine ou matériels de camping en double exemplaire) et fixons l’heure du départ du samedi 26 à 4h.. J’avais commandé le pain chez mon boulanger habituel. Avec Michel, nous le récupèrerons le vendredi soir en allant au supermarché faire la totalité des courses alimentaires. En rentrant et pour gagner un peu de temps, nous répartissons les vivres à parts égales ( !!!) dans sept poches plastiques. Chacun d’entre nous devra en faire entrer une dans son sac à dos. En nous voyant organiser nos futurs repas, Chantal ne peut s’empêcher de demander à Michel s’il est sensé déguster tout les mets dont les soupes « asiatiques » déshydratées, et notre pilier des marathons de répondre « -je mange de tout, je ne suis pas difficile ! », sa charmante épouse : « -mais tu ne veux pas en voir sur la table à la maison …», manger au grand air donne un tout autre goût aux aliments.

Nous nous retrouvons tous chez Jean-Pierre à l’heure dite et embarquons immédiatement dans son véhicule ainsi que dans celui de Christian. Il est tout juste 4h10, nous quittons Vouneuil sous Biard, direction Gavarnie. Pause café à 6h30 (agrémenté de brioche maison, merci Muriel) au niveau de Bordeaux puis dans un bar des Landes vers 9h, où on nous explique le déroulement des fêtes locales du sud-ouest… pas des tristes dans le coin ! Nous arrivons enfin à destination vers 11h30. Le temps d’enfiler la tenue du parfait randonneur, de loger tout ce dont on aura besoin dans nos sacs à dos, il est tout juste midi et quart quand nous attaquons le premier chemin.

Le soleil irradie toute la vallée de ses rayons, chacun avance d’un bon pas, çà transpire déjà au bout de peu…, alors que le cirque est annoncé dans le bourg à 1h15, nous y arrivons en à peine 45 minutes !!! et avec des sacs encore lourds (18 à 23kg). Voici un départ très prometteur, comme dirait l’Ami Olivier ; çà va twister, le niveau semble très élevé. Nous prendrons notre premier meilleur déjeuner à 13h au milieu du Cirque de Gavarnie, torse nu (sur les pierres, nos tee-shirts ont besoin de sécher !) ; pousse d’épine, soupe vietnamienne (même pour Michel et … Christian !), jambon blanc – pâtes, fromage, abricots moelleux, café (goute !) accompagné d’eau et d’un peu de vin de la région de Bordeaux. Aussitôt la vaisselle faite, nous repartons en direction de « l’Echelle des Saradets ».

Nous savions que le morceau serait rude, il fut très rude ! Au milieu du décor grandiose des parois rocheuses verticales du célèbre Cirque de Gavarnie, en face de la « grande cascade », nous découvrons au dernier moment la pente à gravir. « L’échelle » est une suite de passages très pentus où nous devons poser les mains afin de nous aider, l’endroit est malgré tout sans danger car plutôt large de plusieurs mètres. Nous en bavons pour atteindre le plateau (zone moins inclinée) au bout duquel trône le refuge de la Brèche. Nous ne pouvons nous empêché d’avoir une pensée pour les filles que j’avais prévu de faire passer par là … elles airaient souffert, et je me serais très certainement fait allumer grave. Il y a aussi des gars (ben couillon !) qui ne se sentent pas la force de pousser au-delà ce samedi soir. Vu l’heure, vu le programme assez léger du dimanche, je consens à monter le camp sous les fenêtres du refuge, ce que nous ferons sur les chails au milieu d’une dizaine de tentes, après avoir dégluti la meilleure (…) canette de bière. Les nuages couvrent les sommets, parfois bouchent la vallée ou nous enveloppent de leur humidité. Nous dinons à la suite du traditionnel vin d’épine du père Michel, d’une soupe minestrone, de jambon sec et purée, fromage, compote et … pas de café mais ; vin chaud au Madiran. Ce meilleur repas fût lui-même arrosé de ce breuvage (merci Jean-Pierre et Christian).

La nuit tombe vite avant 20h30, et nous nous glissons immédiatement dans nos sac à viande, espérant nous faire enlever rapidement par Morphée, la journée fût fort longue… Nous craignions le voisinage des Espagnols pour trouver le sommeil mais c’est plutôt la finesse extrême de nos matelas ou l’altitude de notre campement (2589m) qui nous fera passer une nuit en pointillé, à moins que ce soit tout çà à la fois.

Il ne fait pas encore jour que déjà Jean-Pierre ne tient plus sur sa couche et commence à arpenter les abords. Nous sortons des guitounes aux premières lueurs du jour pour avaler le meilleur petit déjeuner : café, lait, pain, beurre, miel et petite brioche au chocolat (rien à envier au Georges V !).

Tout le barda chargé, nous prenons la direction de l’impressionnante Brèche de Roland. Nous y sommes rapidement, j’y retrouve la petite zone où j’ai déjà passé deux nuits il y a deux ans. Sous la pression de Pascal F., nous décidons de ne pas aller visiter la grotte glacée du Marboret (nous avions pourtant des lampes frontales…) mais de faire un « 3000 » en escaladant le pic du Taillon (3144m, le plus facile de la chaine pyrénéenne). Nous déposons donc nos sac pour une balade d’un peu plus d’une heure sous un ciel changeant. Le sentier est facile malgré la pente parfois forte sur la fin, le contournement du « Doigt » est le passage le plus aérien et demande de l’attention sur le tout petit névé encore gelé. Michel, Christian et Jean-Pierre abandonnent au pied de la dernière rampe, le sommet a la tête dans un épais nuage, nous ne sommes pas sûr de voir grand-chose. Alors que Pascal F. et Jean-Paul sont déjà arrivés, en bon trailleur, je mets un point d’honneur à faire les cinquante derniers mètres en courant, laissant Pascal T. finir seul. Nous ne profiterons pas du point de vue formidable qu’offre ce promontoire quand la météo le permet (…). Le retour à la Brèche se fera en parti en courant pour tout le monde, la motivation est grande … la meilleur pause saucisson nous attend ! un petit café et on recharge les sac à dos, direction la vallée d’Ordessa. Le Taillon vient de se dégager de sa casquette nuageuse, dommage !!!

Le paysage est complètement différent côté espagnol de la frontière. Après un départ avec une forte pente, nous rejoignons un grand replat marécageux  puis un second (moins marécageux) séparés par un petit passage par une petite cheminée fastoche mais pas appréciée de tous (…, je me rappelle que nous avons dû récupérer un sac en catastrophe, ce n’est qu’un manque de métier, il m’est arrivé les même déboires quelques années plus tôt !). Nous finissons par déboucher en surplomb du cirque de Cotatuero et nous posons pour un meilleur déjeuner… Nous offrons l’apéro à deux jeunes qui nous accompagnent depuis un moment et qui ont sauvé le sac de monsieur C…, pastis, épine, soupe Thaï, le fameux et excellent meilleur mélange inimitable et envié « riz-sardines à la tomate » !, fromage, bananes moelleuses, reste de vin du département de la Gironde puis café-pousse. J’explique à mes compagnons notre destination : la « Faja de Flores » qui d’où on se trouve est extrêmement impressionnante : « -vous voyez la falaise au bord du canyon, le sentier se trouve sur le petit décochement près du sommet, … ». nous n’avons plus beaucoup d’eau, il faut la garder pour boire ! la vaisselle attendra ce soir.

Nous arrivons bientôt au dit endroit, les parois de couleur ocre sont quasi verticales, la vallée s’enfonce près de 1000m en contrebas et guère plus large ! on se croirait dans le Grand Canyon (je n’y suis jamais allé, mais çà ressemble au photos) c’est toujours aussi beau ! Malgré cela, tout le monde n’apprécie pas (vertige, jambes de coton, … ?), après un carreau de chocolat (merci J-Paul) et une décompressante pause « caca », tout rentre dans l’ordre et notre jeune retraité va cavaler toute la Faja  sans sourciller. Ce grandiose spectacle va durer plusieurs kilomètres. Les vautours et gypaètes barbus font le spectacle dans le ciel et des démonstrations de vols planés, leurs envergures de 1,8 à 2,5 mètres paraissent immenses.

Nous apercevrons nos premiers isards en fin de parcours. Quant aux marmottes, elles se montrent très discrètes, cela fait deux jours qu’on les entend siffler pour se donner l’alerte de notre passage mais nous en avons entrevu très peu. 

Je m’inquiète de notre manque d’eau mais là ou nous trouvons il n’y en a pas !!! sauf de temps à autre quelques gouttes qui coulent sur la paroi rocheuse. J’ai bien peur que l’endroit vers lequel nous nous dirigeons ressemble au plateau d’où nous venons et où nous n’avons pratiquement pas vu une gouttelette. Nous faisons signe à nos copains qui ont pris un peu d’avance que nous allons essayer de faire le plein de nos gourdes à quelques goutte-à-goutte contre rocher, ils chargeront un peu les leur. En fait, l’eau coule à quelques endroits (presque rares) sur le plateau « Aguas Tuertas » (on aurai dû comprendre en lisant la carte, et puis j’ai pas fait espagnol dans mon lointain collège !).

Nous déboulons sur le susdit cirque à l’heure à laquelle la pluie décide aussi de s’y installer. Nos « éclaireurs » ont déjà monté la tente, mais la météo nous fait craindre de devoir nous abriter pour le diner… Pascal T. a repéré, un rocher plat sous lequel nous pourrions nous glisser. En regardant alentour, j’aperçois une grotte à 500m qui me parait suffisamment grande pour y manger confortablement à sept. J’y part en reconnaissance. Sur place, c’est grand, sec, je fais signe que nous camperons au pied et casserons la croute à l’intérieur. L’eau coule juste en bas. Un endroit paradisique quoi !

La pluie d’orage redouble, nous décidons de re-meilleur-diner de suite et installerons le reste du campement plus tard. Rituel habituel ; pastis (le solde), soupe forestière, jambon sec - semoule , fromage, compote, y a plus de pinard, café-gougoute. Après une accalmie, cette pluie d’orage redouble au moment où nous devons nous coucher, petit hic, reste deux guitounes à monter… en nous y collant tous, ce sera rapide mais l’intérieur de celles-ci prendra un peu d’humidité ! nos vestes et pantalons aussi ! La fin de nuit sera plus calme, mais à 5heures Pascal T. ne tient plus en place, il se lève, nous dit que le ciel est tout étoilé, et monte se faire un café au caverne-bar-resto. Une demi-heure plus tard tout le monde le rejoindra. Re-meilleur-p’tit déj’ avec même menu que la veille. Pliage du campement mouillé à la lampe frontale (t’as bien fait Pascal F. d’en prévoir une !), ce sera plus lourd, mais ce n’est plus le poids du sac qui nous pose problème.

Les premières lueurs du jour commencent à peine à éclairer notre petite vallée (à 2400m d’altitude !), que nous démarrons, la journée sera (très) longue. Au programme, montée vers le col de l’Escuzana (2729m), puis retour vers Gavarnie via le Port Boucharo en empruntant un sentier parfois très technique dans un cadre toujours aussi majestueux. Contrairement aux jours précédant, nous voyageons sur la partie ibérique sous le regard permanent des isards, les marmottes nous attendent en France.

Le premier col à l’ouest d’un immense cirque autour du lac de Salarons, asséché à cette saison, se trouve au sud d’une longue arête reliant les Pics de Gabiétou et de la Escuzana, juste sous celui-ci, l’accès est très escarpé dans un gigantesque pierrier. Sur les hauteurs, nous constatons que la pluie que nous avons subit un peu plus bas, a pris ici la forme d’averse de  … neige ! c’est dire la faible température qui règne. Nous viendrons, malgré cela, rapidement à bout de ce col. Le début de la descente en impose là encore, je me rappelle en juin 2007, il y avait de la neige qui nous avait posé quelques problèmes sur deux fois dix mètres… La sente évolue ensuite en bordure de falaise, un peu comme celle de la Faja de Flores mais suis les plis de la roche, çà monte ou çà descend sans arrêt, nous obligeant à des passages techniques, alors que la veille nous étions à altitude constante. Nous décidons de nous poser au soleil au niveau de l’ultime difficulté du l’expédition pour la meilleur dernière pause saucisson à la hourquette (col escarpé) du Gabiétou (2520m), petit café sous un beau ciel bleu.

Nous basculons rapidement (trop…) et passons un bon moment à « jardiner » à la recherche d’une bonne passe au milieu d’énormes rochers, éboulis et autres cheminées. si nous avions continué un peu plus avant de changer de vallée, nous serions tombé direct sur la bonne voie… La pente s’adouci petit à petit et nous finissons par débouler à la frontière franco-espagnole vers midi au Port Boucharo (2270m), nous nous y regroupons. Le meilleur dernier pique-nique aura lieu un peu plus bas dans la Cabane des Soldats ; pas de soupe pékinoise*, jambon sec – pâtes, fromage, abricots moelleux,  café. * : on a bien préparé la dite soupe mais personne n’en a mangé… les cuistos (dont je suis… !) se sont emmêlé les doigts et ont tout baqué sur le sol de la cabane…

Nous nous remettons en route (non ! en chemin !) au cœur de la vallée de Pouey d’Aspé, véritable élevage de marmottes, pour rejoindre nos véhicules dans le village de Gavarnie pris d’assaut par une dizaine de bus venus de Lourdes.

Bilan : nous venons de couvrir environ 40km entre le samedi midi et le lundi 15h30, en haute montagne, avec un fort dénivelé, à bonne allure. La météo ne fut pas exceptionnelle mais ne nous a pas gêné dans notre progression et tous semblent prêt remettre çà à la prochaine occasion… l’an prochain ?

 

Par thierry - Publié dans : belles histoires
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 27 octobre 2009

Comme s’il n’en avait pas assez… !

Deuxième dossard sur le même week-end, pourquoi pas ?

A peine rentré des Templiers, je devais conduire Corinne (ma chère et tendre) à St Maurice la C. où elle devait disputer « l’Echappée Belle » (7,5km) avec quelques copines.

Beaucoup de copains sont présents sur place, la tentation est grande de participer à la fête…, les jambes sont encore lourdes mais j’avais mis mon sac de sport dans la voiture au cas où…. Je n’y résiste pas plus longtemps, je m’inscris et me place à l’arrière du peloton, l’objectif est de faire tourner les jambes afin d’évacuer l’excès d’acide lactique. Me voici donc, tout juste 36 heures après avoir coupé la ligne d’arrivée d'un 116km et 18h de course, sur une ligne de départ.

Je rejoints les filles vers le premier kilomètre et les accompagnerai jusqu’au bout (c’est très sympa d’évoluer à l’arrière du peloton, l’ambiance y est beaucoup plus féminine (…)). La ligne franchie, je reviens au devant du copain Olivier pour l’accompagner sur les 500 derniers mètres de son quinze bornes.

Cette compétition courue à petites foulées à été pour moi un excellent décrassage, je vais bien mieux depuis ! Maintenant ce sera repos jusqu’au trail nocturne du Lambon (79), dans deux semaines…

Par thierry - Publié dans : comptes rendus de course
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 26 octobre 2009
But ATTEINT !!!

Longue préparation, long périple, ligne d'arrivée très attendue mais atteinte !
L'objectif espéré était de revenir à Nant 18 à 20 heures après le départ matinal (4h), donc avant le samedi 0heure. Ce but fut allègrement atteint en 18 heures moins 18 secondes et une 141ème place sur 720 inscrits (413 classés).
CR complet dans quelques jours.
les résultats
Par thierry - Publié dans : comptes rendus de course
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 22 octobre 2009

Semaine 12 / 12,  le final ! …

 

Mardi 20 octobre, la seule séance ; faire tourner les pattes tranquillement…

Petite sortie glissée dans un emploi du temps digne d’un ministre surbooké…

Au départ, çà tire un peu dans les cuisses le temps de chauffer, ensuite le fractionné 10 fois 40/40 ce déroulera très bien, plutôt facile, sans forcer à l’excès, très bonnes sensations. Une invitée que je n’avais pas croisée depuis longtemps, m’accompagnera de dernier ¼ d’heure ; la pluie battante !

9,64km en 49min, super sensations !

Par thierry - Publié dans : entrainements
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 18 octobre 2009

Semaine 11 / 12,  on touche au but !

 

Mardi 13 octobre, 1ère séance ; assimilation !!!

Le pied sur le frein, assimilation du travail des entrainements des jours derniers, voila le mot d’ordre de la sortie. Avec Olivier et Dany (les filles reviennent !!!) nous avons effectué notre petite balade en centre ville, la nuit qui arrive de plus en plus tôt nous interdit dorénavant la campagne. Pourtant mon camarade, sur l’élan de son exploit du week-end dernier, aurait bien aimé pousser un peu mais j’ai compèt’ dans 10 jours…

10,28km en 1h13min, sans un seul coup de booste !

Jeudi 15 octobre, 2ème séance ; endurance douce et petites accélérations en côte.

A nouveau en déplacement dans le limousin à Limoges, je profite pour rejoindre un collègue qui doit faire 40 à 45’. Nous nous donnons rendez-vous au bois de la Bastide (qu’il faut arpenter de jour, …). Mon hôtel en est à 2km, je m’y rend donc en galopant, idem pour le retour ! Accélérations en montant, impec’ !

13,37km en 1h11min, tranquille, tranquille !

Samedi 17 octobre, 3ème séance ; petite sortie.

Petite sortie en sous bois vallonné sans forcer, histoire de faire un peu tourner les jambes.

8,2km en 48min, fastoche.

Dimanche 18 octobre, 4ème séance ; balade tranquille.

Balade à petit foulée autour de Béruges, sous bois, vallée de la Boivre.

12,22km en 1h14min,  pépère !

 

Total semaine : Course à Pied ; 44,07km en 4h26min.

Par thierry - Publié dans : entrainements
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Image Aléatoire

  • 2009_0620_092546-1-.jpg

Présentation

  • : Le blog de thierry
  • thierry-trailleur-berugeois
  • : course à pied - trail - ultra trail - Sport
  • : né le 26 aout 1962. Je réside à Béruges (86). J'ai pratiqué le VTT assiduement en randonnée pendant 12 ans, pratiquant occasionnellement de petites courses à pied jusqu'au pari de faire un marathon l'année de mon 42ème anniversaire. Après un certain nombre de courses "classiques", je reviens à mes premiers amours : la nature ! Mais en courant ! Donc TRAIL et je me lance même dans l'ULTRA (on profite bien plus longtemps !).
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Mes Prochains Dossards

6 décembre : course champêtre  "la Clairière aux Sangliers" au Bois de ST Pierre (86)

Partenaires

overblog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés