Lundi 15 août 2011
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23:25
Il y a bien longtemps que j’attendais l’occasion d’aller à Espelette…
Ce n’est pas une course où on va
seul, on y va en groupe, avec une bonne équipe de copains parce-que Espelette, c’est aussi synonyme de fête après l’effort ! Alors quand Filou à proposé à « BSN »
(Béruges-Sport-Nature), comme une vingtaine d’autres adhérents, j’ai dis « oui » immédiatement, ce sera une bonne opportunité de course test à un peu moins de quatre semaines de mon
objectif majeur cette saison.
Nous nous faisons expédier nos dossards à domicile (excellente initiative de l’organisation, le bémol c’est qu’il ne faudra
pas oublier de le mettre dans le sac de sport le jour « J ») et ainsi nous n’aurons pas à courir en tous sens juste avant le départ. Le voyage se fera en petit bus, l’allé de bon matin
pour arriver sur place deux bonnes heures avant la course et rentrer tranquillement dans la journée du dimanche sans se soucier de devoir se tenir à carreau pendant la soirée de gala. Nous
installerons notre petite dizaine de toiles de tente dans un coin du camping municipal pour la courte nuit que nous passerons dans le Pays Basque.
Ce va être l’occasion pour moi de faire le point sur mon état de forme et de mesurer le bénéfice de mon entrainement sur un circuit qui se résume à
une première grosse montée, suivie d’une double ondulation et de terminer par une longue descente pour venir à bout de ses vingt six bornes. Il fait beau et chaud, faudra pas oublier de
s’hydrater !!! J’avais prévu de partir avec une gourde mais je me ravise au dernier moment, il y a un ravito ou point d’eau tous les trois kilomètres, alors pourquoi se charger ? ma
carcasse est bien assez lourde comme çà !
Le départ est donné à 14h15 précisément. Nous nous élançons dans un faut plat descendant et je profite de cette pente qui
m’est plus favorable pour remonter un peu plus avant dans le peloton, notre petit groupe « BSN » est un peu trop sur l’arrière à mon gout (j’ai abandonné les potes, on se reverra à
l’arrivée). Mais en à peine un kilomètre, la
pente s’inverse et pourtant tant que on est sur goudron je continue de remonter, j’en profite pendant que ça ne dépasse pas les 10%. A l’amorce du premier chemin, nous
nous mettons à marcher en passant cet étranglement. Malgré mes grands pas rapides, je vois passer à côté de moi un avion poitevin, il s’agit du « maitre » Henri R.
(je l’apercevrai rapidement à mes
arrivées aux ravitos suivants avant de perdre sa trace…). A l’approche du point culminant je me retourne pour apprécier le paysage et immortaliser l’instant. Une fois passé le ressaut final sur
le rocher où on pose les mains, je me relance à bonne vitesse dans une descente pourtant technique. Je grappille quelques places mais les positions se stabilisent. Nous allons ensuite rejoindre
les crêtes d’où nous jouirons d’un superbe panorama à 360° ; la baie d’Hendaye, l’Atlantique, la forêt landaise, le Béarn, les Pyrénées, une merveille ! il y a bien aussi, au niveau
d’un col, quelques palombières… La troisième
montée sera la plus pénible pour moi, je sens que j’ai bien donné avant ( !). La dernière et longue descente va aussi m’être pénible mais tant que la pente est
négative mes grands compas me garantissent une bonne vitesse. Par contre la remontée du bourg d’Espelette se fera en marchant, c’est vraiment trop dur (pour mes jambes !) mais dès que ça
redevient plat je me relance pour finir les trois ou quatre cent derniers mètres à belle allure (tout de même) et venir à bout de ces 25,610km et 1100mD+ en 2h56’59’’ placé 276ème sur
près de 1200 partants.
La première mi-temps étant bouclée, il nous reste à nous préparer pour affronter la seconde… et du côté du Pays Basque, la
fête est aussi importante que la course. Donc dès que tout le groupe a coupé la ligne d’arrivée, retour au camping, bière, douche, tenue de soirée et on remonte en ville !
Tout s’est bien passé jusqu’à l’attente pour la douche… file d’attente d’une demi heure au soleil. Sans casquette sur le
crane, je suis monté en surchauffe au moment d’entrer dans la douche. Je comptais sur une eau un peu fraiche mais la température n’est pas réglable et devrai me laver à l’eau chaude (j’ai
naturellement horreur de çà), mais je m’effondre et prends la douche en parti entre à genoux, à croupi ou assis… tous les copains ne cesserons de me parler jusqu’à ma sortie, je suis tellement
pas frais que les infirmières (celles de notre petit groupe) m’obligent à m’allonger et à mettre mes jambes en l’air à l’équerre contre une cloison. Un petit quart d’heure plus tard, les choses
rentrent un peu dans l’ordre, je rejoins le campement. Toutefois cet incident va bouleverser mon comportement pour la soirée, je boirai très raisonnablement (!!!, à commencer par pas
d’apéro !), je ne danserai pas (c’est pas ce qui me privera le plus) et rentrerai plus tôt (dommage !).
Le chapiteau dressé au centre du village est immense, il accueille plus de trois mille convives dans la meilleure ambiance. La musique, les chants
et les animations s’y enchainent et promettent de durer tard dans la nuit.
Cet « après-course » me rappelle que je vais devoir être prudent lors de mes prochains entrainements sous grosse
chaleur… il fera sans doute moins chaud dans le Poitou la semaine prochaine.