Jeudi 4 mars 2010
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22:49
Premier « OFF » de ma carrière de coureur… et je ne suis pas déçu de la manœuvre !
L’organisateur en chef, Guy, par l’intermédiaire de ce blog, m’avais lancé l’invitation du style : 30
bornes en autonomie, nocturne, pas de classement, pas de récompense, pas de balisage mais un road-book, la ville par les escaliers et les chemins de traverse, fair-play, solidarité, humilité…
Comment refuser ?, même avec une jambe de bois ; je fonce ! Nous sommes une bonne quarantaine à avoir l’honneur d’être retenus pour tester le 27 février à 21h, cette future
course.
Le matin de ce rendez-vous immanquable, l’organisation voit rouge ( !?), toutes les compétitions de plein
air sont interdites sur la Communauté d’Agglomération de Poitiers durant la tempête qui doit s’abattre sur la ville en début de nuit (alerte Météo-France niveau maximum sur toute notre région).
Pas de bol, c’est en plein dans notre pseudo compét’, réduisant à néant les mois de travail de certains et les semaines d’attente des autres. Cependant, en cas de retard d’arrivée du déchainement
des éléments, nous pourrons peut-être mener à bien notre mission en se répartissant en trois groupes qui devrons rester ensemble, laissant de côté tout esprit compétitif. Reste à être à l’écoute
des infos météorologiques toute la journée et, de temps à autres, jeter un œil sur le blog des « 1000 Marches » ; rien d’affolant avant le milieu de la nuit. Je me rends donc à
20h30 sur le site de départ qui ne nous a été dévoilé qu’une semaine avant la course, espérant que nous pourrons au moins prendre le départ de ce Off, et tant pis si nous sommes contraint à
rebrousser chemin.
Nous nous retrouvons quand même une trentaine de doux-fêlés, en tenue de sport, au cœur du bourg de St Benoit à écouter attentivement les indications et consignes. Le
premier groupe d’environ dix personnes guidées par Jérôme est sensé être le plus rapide, il part devant, ensuite nous serons huit à accompagner Christian, second guide pour le second peloton, et
enfin le Boss, Guy, suivi du reste de la troupe fermera la marche (ou les marches…).
St Benoit, c’est pas bien grand comme bled !, j’y cours régulièrement avec l’ami Olivier, ben j’y ai
découvert de nouveaux passages, ce n’est que le début du périple, ça promet pour cette soirée… A travers Poitiers, je connais bien la plupart du tracé que je ne vais pas décrire ici (mieux vaut
pour cela visiter le site de Guy : http://runningspirit.unblog.fr/), mais j’ai fait connaissance avec des venelles ou des escaliers escarpés que
je ne soupçonnais même pas de pouvoir exister à ces endroits là, les surprises ne manquent pas !!! Nous avons eu droit à une courte pause à mi-parcours afin de remplir éventuellement nos
gourdes pour ne pas terminer complètement déshydraté.
Après être sorti de Poitiers, nous traversons Biard (P……, qu’il fait mal l’escalier qui va de la Boivre au
centre bourg !!!), puis Bellejouane (… dur la rampe), et retour vers le lieu de départ (ce sera aussi l’arrivée, j’espère !) par les bord du Clain qui ne déborde que très peu, nous
autorisant à le longer sauf une passerelle qu’il aura fallut rehausser d’un alignement de quatre ou cinq parpaings pour ne pas baigner nos petons maltraités par déjà près de 30 bornes de course.
Le final est tout simplement superbe ! Malgré un changement de programme dû aux eaux un peu hautes en
cette fin d’hiver nous obligeant à un petit crochet, nous déboulons à travers bois à la base de canoë de St Benoit, à deux cent mètres de la ligne d’arrivée… Pourtant un bel escalier nous tend
les bras, nous faisant prendre une dernière fois de la hauteur. Nous devons encore traverser la vallée par le viaduc (ancienne voie de tramway, je crois) deux décamètres au dessus de la rivière,
de la ligne de chemin de fer et du parking où se terminera notre balade et que nous rejoindrons par une descente d’un tout dernier… escalier !
Mon GPS indique : 3h36min et 31km tout juste mais presque jamais plat, il est donc 0h36.
Nous profiterons d’une bonne soupe qui récompense notre effort, nous enfilons des vêtements secs en attendant
le dernier groupe qui arrivera peu après 1heure du matin .
Evidemment, je ne les ai pas compté, on nous en avait annoncé plus de 1000 à monter, un peu moins à descendre,
mais vu l’état de mes cannes je suis persuadé qu’elles y étaient toutes ces marches d’escalier. Je n’ai pas parlé des côtes qui se sont pourtant succédées au même rythme que les séries de
marches. Ce circuit est un vrai « casse-pattes » !
Nous aurons eu de la chance avec la météo, à part quelques averses, la tempête a attendu que nous soyons tous
rentrés chez nous avant de se déchainer (j’ai entendu le vent commencer à souffler en sortant de ma douche à plus de 2heures du mat’). Reste à espérer que cette course, bien à part, puisse voir
le jour, je suis même prêt si nécessaire à apporter mon aide à l’équipe organisatrice pour cela… et s’ils n’ont pas besoin de moi ; je m’offrirai un dossard !
Merci à Guy et à sa petite équipe pour le bon moment que nous venons de vivre. Je leur souhaite bon courage le
plus dur reste à faire maintenant qu’ils ont mis le pied à l’étrier…
Fin d’une série de six courses en six week-end et même si ça représente peu de kilomètres, c’est tout de même
le terme d’une période où je n’ai sans doute pas pris assez de temps pour récupérer et encaisser le contrecoup de chaque compétition. Maintenant ; tranquille jusqu’à début-avril et le début
de plusieurs mois d’entrainement en vue des gros objectifs de l’année (Andorre le 26 juin, GRP le 27 août).