Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 22:56

Journée de grosse chaleur sur le Poitou, Joël ne sera pas là, qu’importe je rejoindrai Olivier pour l'exercice hebdomadaire des côtes de St Benoit.
Nous choisirons un peu moins d'asphalte pour y préférer les sous bois et la (relative) fraîcheur.
Sous la cagna : 12,34km en 1h14min, tranquillement en petites foulées, surtout sans se mettre dans le rouge.

Par thierry - Publié dans : entrainements
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Mardi 5 août 2008 2 05 /08 /Août /2008 22:10

Après une bonne journée de bricolage, l’heure est arrivée de partir rejoindre Olivier pour un petit fractionné sur piste cendrée à Poitiers. Au programme 25 fois 30/30 après 30 min d’échauffement et terminé traditionnellement par 15 min tranquilles.

Côté chiffres ça donne pour 26 répétitions : 12,91km en 1heure 16min.

Content d’en finir !

Par thierry - Publié dans : entrainements
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 21:52
  programme théorique
ven 01 août  
sam 02 août mat: 1h à jeun soir: 1h30 VTT
dim 03 août 2h VTT + 2h av +750mD+D- mini
lun 04 août 30' foot + 25x30" 30" + 15' foot
mar 05 août 1h foot vallonné + PPG
mer 06 août 1h15 à jeun
jeu 07 août vélo 3h
ven 08 août  
sam 09 août 1h vallonné av fartlek
dim 10 août rando-trail de 6h +2500mD+D-
lun 11 août mat: 1h à jeun soir: 30'foot+18x1' 1'+15 foot
mar 12 août 1h30 foot (EF) vallonné + PPG
mer 13 août 30' foot + 5x6' vall., réc 2'30" + 10 foot
jeu 14 août  
ven 15 août vélo 4h
sam 16 août mat: 1h à jeun, soir 1h30 VTT
dim 17 août rando-trail de 5h +2000mD+D-
lun 18 août 30' foot + 20x30" 30" + 15' foot
mar 19 août 1h foot vallonné + PPG
mer 20 août 1h à jeun
jeu 21 août vélo 2h
ven 22 août 1h foot EF
sam 23 août  
dim 24 août 2h VTT + 45' course
lun 25 août 30' foot tranquille
mar 26 août  
mer 27 août 30' foot tranquille
jeu 28 août 20' foot tranquille
ven 29 août trail CCC 98,4 km
sam 30 août
dim 31 août 1h foot tranquille
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Lundi 4 août 2008 1 04 /08 /Août /2008 21:36

Premier jour de vacances, je dois donc poser ma voiture de fonction au bureau jusqu’au 3 septembre ! La belle occasion de me faire un bon 15 bornes pour rentrer à la maison en galopant… résultat 1h25’ et 15,110km au compteur, à allure tranquille et après la dure matinée d’hier bien digérée.

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Dimanche 3 août 2008 7 03 /08 /Août /2008 14:15
grosse matinée pour un dimanche...
1h49' de vélo sur circuit valloné et 40,870km puis course à pied sur chemin valloné (aussi, y a pas de raison !) pour 21,01km en 1h59'.
ce fut un peu dur pendant la première 1/2 heure à vélo comme à pied, mais après ça déroule pas si mal... on verra demain.
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /Août /2008 23:07

entraînement matinal exécuté à 18h ..., faute à la pluie (joli début de vacances !).
12,110 km en 59'51" malgré une impression de jambes lourdes au départ.

Par thierry - Publié dans : entrainements
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /Août /2008 08:22

La saison 2008 approche de sa fin en tout cas, elle est finie de planifier, pour ma part ; CCC, petit trail nocturne entre Melle et Niort le 8 novembre et « la clairière aux sangliers » en décembre avec une éventuelle participation au tour de la Vienne en octobre.

Il est donc temps de penser à 2009, et là j’ai quelques idées que je soumets à votre réflexion, histoire que ça fasse son chemin …, voici donc le fil conducteur de mon programme :

 

Un petit trail dans les Pyrénées de 40 à 60 km me tenterai bien aussi, mais faudra voir quand le placer (sans doute en 2010 !...)

 

Voilà, si vous êtes tenté de me suivre (et c’est à la portée de chacun !!!) à vos calendriers… faut pas avoir peur, faut y aller, ça se digère mieux qu’un marathon !

Par thierry - Publié dans : infos - programmes
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 21:50

« La course de la moitié »

 

Encore un tour sur « les montagnes à vaches ». Le trail de la Voie de l’Ecir à Murat (15)

 

En attendant le Mont Blanc après un mois et demi d’entrainement acharné, les jambes me démangeaient. Il était temps de faire un petit point en montagne à 6 semaines de l’objectif de la saison. Je me suis donc inscrit à une course qui représente la moitié de la distance (50km), la moitié du dénivelé (2800m), des côtes moitié moins longues (800m de dénivelé), à la moitié de la préparation (début juin-fin août), … la Voie de l’Ecir à Murat le 20 juillet 2008, dans le Cantal correspond à tout cela.

Malgré les appels par mél et du dimanche matin ; pas UN fondu pour m’accompagner, je pars donc seul samedi après-midi en direction du Massif Central. Comme je n’ai rien réservé, je vais donc pique-niquer au dîner et au petit déjeuner et dormir… dans le coffre de la voiture ! Vers 22h, j’arrête la 21 dans un petit chemin agricole tranquille où il est peu probable que, jusqu’à 5h, je ne gène autre qu’une vache qui se serait échappée de son enclot.

Pendant le trajet, mille questions, comme toujours avant le départ d’une course, ne vais-je pas perturbé la fin de préparation du CCC ?, … Ma cheville est toujours enflée depuis ma petite entorse qui date de cinq semaine déjà. Je me procure, en route, le nécessaire à strapping et l’applique avant de m’allonger, je le garderai jusqu’à la fin de la course (pourvu que çà tienne !).

Dimanche 20, 5h, le réveil me sort d’un profond sommeil (au moins ici, mes ronflements n’auront pas perturbé le voisinage…). Thé, riz au lait, gâteau, compote et à 6h je me présente pour récupérer mon dossard sur la petite place centrale de Murat.

Nous ne sommes pas très nombreux au guichet, je comprends que nous ne seront pas plus d’une centaine de concurrents. A 7h30, on nous donne les dernières consignes avant de nous libérer. Le parcours se fait en sens inverse des années précédentes et des infos du prospectus, peu importe je ne l’ai encore jamais fait, de plus le dénivelé sera le même… il suffira d’inverser le sens de lecture des infos que j’avais glané sur le net.

 

Première bosse, de Murat (900m) à Dienne (1050m), un peu plus de 400m de montée & 300m de descente, 13,5km. Tout d’abord par les petites rues très pentues jusqu’à Super Murat (1050m), où il faut déjà des supers mollets, chemins agricoles puis estives (Pré Soubro), sentiers parfois techniques en compagnie de trois des six personnes dite du sexe faible (…, ben en tout cas y’en avais quatre qui avaient la cuisse plus puissante que moi) inscrites à cette compét’. Première descente de quatre bornes ; l’éclate ! ravito bienvenu à Dienne !

Le météo n’est pas très clémente, au moment du départ le tonnerre se mit même à gronder, le ciel est chargé, au moins (et on en a déjà l’habitude cet été) on ne croulera pas sous la canicule. Il ne tombera en fait que quelques petites goutes. Au cas où l’orage se serai montrer plus menaçant, le responsable de l’organisation était prêt à dévier le circuit, pas question de passer par des crêtes noyées dans des nuages où on ne voit pas à plus de dix mètres avec la foudre qui frappe les sommets que nous fréquentons, voir arrêter l’épreuve. Heureusement, l’orage s’éloigna assez rapidement et le plafond resta relativement haut.

 

Deuxième bosse, de Dienne (1050m) au col de Serre (1335m), passage par la Croix Du Gendarme (1350m)(je n’y ai pourtant pas vu notre second !) puis le Puy de Niermont (1620m), 700m D+ & 400m D-, 12km. Longues montées où j’alterne course et marche, faut commencer à s’économiser à travers les estives du plateau du Limon et où nous sommes accompagnés par d’énormes troupeaux de jeunes bovins Salers ou de chevaux. Descente rapide vers le col de Serre, 400m de déniveléà dévaler sur un chemin bien défoncé, le panard ! Ravito, il est temps de prendre des forces et de bien s’hydrater, les choses sérieuses vont commencer ! Devant nous se dresse le Puy Mary toisé par Peyre Arse, et par le sommet duquel passe la course ! IMPRESSIONNANT ! 

 

Troisième bosse (belle patate !), du col de Serre (1335m) à Le Lioran (1238m), montée de Peyre Arse (1806m) à proximité du Puy Mary, 800m D+ & 300m D-,11,5km. Le départ du col n’est pas très incliné, chemin, traversée de la route du col de Pas de Peyrol, alpage, et là, ça commence, montée très, très raide dans l’herbe d’abord puis sur un petit sentier bien technique finissant par une crête de plus en plus ventée jusqu’au sommet, Peyre Arse point culminant de l’épreuve. Pour le grand prix de la montagne qui est décerné au premier coureur arrivant ici, je dois bien être en retard d’une bonne heure… Quand je bascule vers la descente, la brume enveloppe le haut de la montagne et la visibilité ne dépasse pas quelques dizaine de mètres sur près d’un kilomètre. Pour le négatif, très accidenté et à très forte déclivité au début, le chemin devient plus facile en approchant du Lioran (quoique quelques passages de piste de ski bleu ???). La station semble faire la fête, musique, animateur, brocante et une petite table qui nous est réservée sur le tracé de la course au beau milieu de tout ça. C’est le dernier ravitaillement pour refaire le plein avant la dernière montée sous le soleil et la chaleur retrouvés.

 

Quatrième et dernière patate du jour, de Le Lioran (1238m) à Murat (900m), passage à La Sagne du Porc (1716m) proche du sommet du Plomb du Cantal, 600m D+ & 1100m D-, 14km. Encore quatre kilos de positif à avaler en parti par les pistes de ski (p…. que ça grimpe !). Vers le sommet, je vois derrière moi une des filles que je croyais très loin devant, je ne l’avait pas revue depuis le Dienne, elle m’explique qu’elle a raté une bifurcation, s’est retrouvée seule sur un mauvais passage et a perdu un quart d’heure, passant de la 2ème à la 4ème place féminine. Elle était tellement déçue, le moral dans les chaussettes qu’elle ne m’a même pas déplacé et a fini une bonne minute derrière. Reste plus que dix kilomètres à travers estives et la forêt domaniale de Murat, tout en descente… ça déménage bien au début et se calme ensuite, les jambes ont de plus en plus de mal à enchainer les mouvements. Je finirai avec un jeune gars de la région parisienne, qui m’avait rejoint sur une partie plate de la fin de parcours et qui me boostera pour passer la ligne en courant à ses côtés. Le chrono marque 6h47min12s, j’en suis enchanté. Au moment de la douche, j’enlève le strapping : miracle la cheville est complètement dégonflée ! Je prends le repas qui nous est offert et me remets en route pour le Poitou, quatre heures trente de route, demain y-a école.

 

Par rapport à la Pastourelle, j’ai moins souffert, le terrain était plus sec, les appuis donc plus franc, tout juste 18 bornes de plus et trois fois le dénivelé ! une babiole !

Cette course, bien que n’attirant pas les foules, rassemble bon nombre de traileurs d’un bon niveau, j’ai croisé des gus’ ayant participé à l’Ultra des Burons (faudra qu’on en reparle chez les fondus pour juin 2009), l’UTMB, les Templiers, l’Ecotrail de Paris, …. Ayant cheminer avec ces gens, je suis très optimiste pour mon CCC, là encore je vous conterai l’aventure.

Au bout d’une semaine, j’ai encore les jambes un peu lourdes mais j’ai tout de même pu m’entrainer cette semaine même si c’était un peu en dessous. Donc tout se présente au mieux, continuons à travailler, ça paiera !!!

 

A bientôt pour de nouvelles expériences… fin août !

Par thierry - Publié dans : comptes rendus de course
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 21:40

Pour une première, c’est une première !!! ...

 

Cette fois-ci, c’est ma nouvelle expérience que je viens vous conter ; le 100km route.

Je m’étais donc inscrit aux 100km du Périgord Noir pour tester le bonhomme à quatre mois du CCC (Courmayeur, Champeix, Chamonix : 96km, 5600m D+, UTMB, fin aout) sur une distance à peu près équivalente mais avec le relief en moins, quoique … les rives de la Dordogne !!!

C’est donc du mieux possible que je m’astreins à suivre un entrainement sérieux que mon corps digère plutôt bien dans l’ensemble. Puis arrive (très vite) la dernière semaine, avec son habituel lot d’inquiétudes et d’angoisses : préparation adaptée ? ai-je assez levé le pied ces derniers jours ? …

Je me suis mis en vacances en ce dernier vendredi d’avril afin de me rendre sur les lieux de la course et y récupérer mon dossard, ainsi que celui de mon accompagnateur vélo avant 20h00, puis rejoindre les Chenilles (marcheurs) et les Castors (cyclistes & vététistes) de Béruges qui sont en villégiature dans le centre de vacances de la Banque de France au Château de Giverzac(****), commune de Domme. Corinne s’étant sacrifiée pour garder les filles à la maison, Pierre (grand organisateur de notre séjour) m’avais attribué une chambre individuelle afin que je ne dérange personne en me levant tôt. J’en profite pour le remercier du travail de préparation des circuits de marche, de VTT, de cyclo, du choix des menus à base de produits locaux.

Trois copains parmi les Castors doivent m’accompagner pendant une grande partie de la course, nous passons une partie de la soirée à mettre çà au point : Bébert sera le premier à me rejoindre vers 11h-11h30 entre le 30 et le 35ème kilomètre, puis Sergio viendra le relayer aux alentours du 60 ou 70ème kilomètre et mon dernier compagnon de route ne sera autre que Kiki. Je me réjouis de passé un bout de mon périple en leurs compagnies et leurs suis très reconnaissant de sacrifié une partie de leur folle partie de manivelles sur les coteaux de la Dordogne pour me servir de l’eau entre les ravitos et çà à 10km/h avec un VTT sur du bitume ; c’est pas habituel pour un Castor.

Il est 6h00 en ce samedi 26 avril 2008, je saute de mon lit, j’enfile ma tenue de course et mes chaussures que je lasse rapidement (j’affinerai cela sur la ligne de départ), j’avale le petit déjeuner que je me suis préparé, le service au centre de vacance ne commence qu’à 8h00 : un peu tard ! Je prends la route de Belves dès 7 heures, il m’a fallu ½ heure pour le trajet inverse la veille au soir, mais ce matin les maçons se sont lever tôt également et un 3T5 chargé de sac de ciment et de sable, çà ne monte pas vite les très longues côtes périgourdines, rien de tel pour faire monter le stress à son comble… 7h30 coup de fil je suis encore sur le trajet, c’est mon ami Jean-Pierre qui me transmet ses derniers encouragements. Le temps passe, les automobilistes ne sont pas tous aussi pressé que moi, et je commence à me demander si je vais prendre le départ avec tout le monde ou si je vais avoir un débours de plusieurs minutes… pour en remettre un couche l’accès à Belves est modifié (à cause de la course !) et je doit me taper un détour interminable en campagne pour arriver sur des parkings « complet ! », je plante finalement ma voiture dans l’entrée de je ne sais quel cabinet à 7h51 ! la température n’est pas trop fraiche et promet de monter assez vite, je mets donc simplement un coupe-vent par dessus mon débardeur, et c’est parti pour trouver le départ à l’autre bout de la ville… Je chemine avec d’autres cenbornards qui me disent qu’en trottinant, nous allons arrivé juste pour le départ (ils en ont l’habitude !). Soulagement, nous arrivons derrière le peloton qui attend d’être libéré, ben moi, je vais pas attendre longtemps, je n’ai même pas le temps d’arrêter le trot qu’un coup de feu retenti… c’est parti, j’enclenche mon Garmin.

Je me calme au mieux et double les marcheurs pendant la traversée de Bélves, je rejoins trois gars de Vivonne, nous échangeons quelques mots, eux aussi en sont à leur 1er 100 bornes. Les organisateurs ont eu la gentillesse de faire passer, au 2ème kilomètre, le circuit derrière ma voiture et me permettre de poser mon coupe-vent. Nous sortons de Belves par une descente de près de deux kilomètres à environ 8% qui devrait nous ramènera sur la ligne d’arrivée dans quelques … heures. Là, je n’ai pas compris mais il doit s’agir d’une belle initiative, nous doublons, en leurs manifestant quelques encouragement, des jeunes femmes qui poussent des personnes (très) âgées et impotentes dans des fauteuils roulants sur lesquels sont apposés des dossards, bravo à tous ceux qui ont permis cela. Je rejoins trois coureurs qui ont agrafé chacun un petit drapeau tibétain sur leur sac à dos, nous plaisantons un peu et je les félicite pour cette idée.

8h30, je suis dans mon 5ème kilomètre, mon téléphone sonne. Hé oui, je l’ai emmené avec moi mais sur ce genre de course, on ne se donne pas à perdre haleine, on peut donc répondre à un petit message d’encouragement sans pour autant compromettre ses chances de finir. C’est notre Yoyo, accompagnée de Françoise S. qui sont surprises d’apprendre qu’il y a déjà ½ heure que je cours. En tous cas, çà fait chaud au cœur. A 10h30, nouvel appel, je n’ai pas le temps de sortir l’engin de son rangement que çà passe sur messagerie. Je consulte ; c’est Philippe V. qui vient m’encourager pour le dimanche… décidément ils sont toujours à la bourre ces fondus ! Je me promets de recontacter Philippe après mon arrivée pour lui annoncer ma « perf », mais il ne m’en a pas laissé le temps, il me recontacte à 12h35 pour apprendre que j’en suis au 47ème km, il fond en excuse alors que, bien au contraire, son appel me fait très plaisir.

Les dix premiers kilomètres se déroulent au mieux, le cardio se stabilise aux alentours des 130 pulsations minutes, les guibolles tournent sans problème, 57 minutes, il fait beau, que demander de plus… que çà dure encore 90 bornes. Au niveau du ravito du 12ème km je rattrape mon vieux copain de VTT, Hubert L. qui court maintenant avec Vivonne-Loisir et qui accompagne à vélo Nico qui semble un peu comme moi dans la course. Nous courons ensemble pendant une dizaine de kilomètre, nous nous perdons au niveau d’un ravito, il a du profité de l’arrêt pour enlever son tee-shirt, alors que j’y suis passé assez vite et malgré une pose pipi je ne le vois pas réapparaitre, je repars donc seul.

20 bornes, 1 heure 53 minutes, tout va bien,  même super-bien. Je continue sur le même tempo avec derrière la tête l’idée que si je passe les 50 en moins de 4h45 je peux espérer revoir Belves vers 18h. Je côtois maintenant un niortais du club « les 12-14 », nous devisons et avançons au même train, la température commence à sérieusement augmenter.

C’est là que j’ai sans doute commencé à déconner. Je me suis contenté jusqu’ici de boire au niveau des ravitos, pas trop pour ne pas attraper la diarrhée, mais pas entre deux… mon vélo viens de me rejoindre avec le bidon mais je ne sens pas la chaleur monter encore, de plus mon niortais de voisin, plus léger que moi m’entraine à la même vitesse en montée que sur le plat ; au sommet de la côte de Monfort, un bon kilo, alors que çà me paraissait facile mon cardio m’alerte : près de 160 puls. !!! Je m’inquiète soudain, faut faire baisser çà très vite, je l’annonce à mon voisin et réduit le rythme, il m’attend. Encore une bosse je réduit encore, mais le cardio est toujours aussi haut !!! Au 40ème et au pied de la bosse j’ai compris que çà allait être très dur, je donne mes encouragements à Mr « 12-14 » et monte en marchant pour la première fois ce bon raidillon (de 500m de long et 26m D+).

Coté chiffres : 30ème ; 2h49, 40ème ;3h45 la cadence est bonne, bien trop bonne, çà aurai du faiblir nettement entre le 30ème et le 40ème avec les première côtes. Le marathon en un peu plus de 3h50.

A partir de là je vais boire beaucoup plus souvent, mais je crains déjà qu’il ne soit tard la montée de Carsac à Sarlat se fait sur une ancienne voie SNCF recyclée en piste cyclable ombragée et très agréable. La pente est douce mais très régulière du bord de la Dordogne (alt 70m) jusqu’à Sarlat (alt 140m) sur 5 km.

Le 50ème , l’arrivée sur le stade de la Canédat, 4h52, les cuisses sont douloureuses, je me dirige vers les kinés ou je rejoint Hubert et Nico (de Vivonne) pour confier mes cannes aux quatre jolies mains de adorables jeunes filles qui vont tenter le miracle de me refaire des jambes. Quand je sors du lieu je ne suis pas confiant mais si je marche les montées, je pourrai sans doute courir les descentes et le plat ? c’est vrai un temps, jusqu’au 58ème. Je refais mon laçage, fallait bien que çà finisse par arrivé !

C’est peu après que Sergio vient relayer Bébert. Mais je ne peux plus courir, et malgré ses conseil d’ancien coureur cycliste, il ne me verra jamais courir (ou peut-être 100m…). Dès que je veux m’élancer je sens les crampes dans les cuisses, les mollets et même les pieds ! partout en même temps ! Je lui annonce mon intention d’arrêter au prochain ravito, il tente de m’en dissuader, « allons jusque là-bas, et on verra » lui dis-je, « ok ».

Arrivé au dit ravito, je mange, bois, mais malgré plus de 5km marchés, rien ne va plus. Deux charmants kinés du genre féminin me proposent de tenter à nouveau le miracle, je ne résiste pas bien sûr, mais malgré un massage (très, très) tonique (elles ont du se défouler en fait (je plaisante)) rien n’y fait.

Je jette l’éponge après 62,8 kilomètres et 6h49 de présence sur le « 100 bornes du Périgord Noir ». Je ne suis donc pas un centbornard ! Nous prévenons Kiki, qu’il reste sur les chemins avec son VTT avec les copains. Quant à Serge, il part pour trente kilomètres en solo direction Belves à la recherche de ma voiture. Il reviendra à la Roque-Gageac 2h30 plus tard ou je l’attends en compagnie de deux autres forfaitistes avec qui, la tête à l’ombre près de l’embarcadère des gabares, nous avons depuis longtemps arrêté de compter les accompagnants sans coureur qui comme le mien partent chercher le véhicule.

Pour une première, c’est une première !!! ... La première fois que j’abandonne une course, hé oui, il fallait bien une première fois et pourvu que çà ne devienne pas une habitude !

Le tout étant de savoir en tirer les bonnes leçons. Pour ma part j’ai fait deux grosses fautes. Il est certain que j’aurai du aller un peu moins vite et surtout ralentir plus tôt, une course aussi longue ne se fait pas aux sensations mais par calcul et en étant très attentif. Deuzio, j’ai eu une très mauvaise gestion de mes ravitaillements en liquide et sans doute en solide également et je n’ai pas su gérer le premier coup de chaleur de la saison, et là faut dire que c’est pas de bol.

Un échec est aussi une très bonne expérience !

Je suis bien sûr un peu déçu mais je ne regrette pas ma décision, la saison n’est pas terminée dans cinq semaines il y a la Pastourelle et surtout le CCC dans quatre mois (l’Objectif de ma Saison !). Je vais couper ou fortement ralentir au mois de mai, et compenser par un peu de vélo (tout terrain si pas trop gras…).

Je vous rassure, je n’ai pas jeté les runnings, il y a encore pas mal de bornes à courir cette année. Pour finir de vous rassurer, je viens de faire un petit décrassage de 45’ ; rien n’est cassé, je vais m’accorder un peu de repos…

Par thierry - Publié dans : comptes rendus de course
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Vendredi 1 août 2008 5 01 /08 /Août /2008 21:38

Çà y est nous sommes en mars, samedi 1er, et demain est un grand jour pour moi ; mon premier ultra trail à Volvic, le « Trail de Vulcain », 55km et 2600m de dénivelée.

 

Ces derniers jours j’ai l’impression d’avoir les jambes lourdes au retour des petits trottinages de la dernière semaine, est-ce que j’en ai pas fait un peu trop ? Est-ce que j’ai pris les bonnes options d’entrainement ? J’espère ne pas m’être planté, de toute façon fallait bouffer des heures de course à pied, et çà ; je l’ai fait ! 3 mois d’entrainement, 700 km, malgré 1 semaine d’arrêt due à une grippe il y a à peine trois semaines (manque 70 bornes d’entrainement au compteur)…

 

Inquiétude sur la météo : il y a une semaine on nous annonce une belle fin de semaine (çà c’est pour faire marcher le commerce et expédier un max de gens en vacances…) et à mesure que les jours s’égrainent, on nous promet de moins en moins de soleil, … pourvu qu’il se lève au moins !

C’est vrai que j’aimerais bien qu’il fasse beau au moment où j’atteindrai le sommet du Puy de Dôme. La vue sur la chaine des Puys et le massif du Sancy doit y être fabuleuse. Et voir la ligne d’arrivée alors que tu en es encore à plus de 24 km, je trouve çà cool (parce que çà descend plus après bien sûr !).

 

Bon les heures du samedi matin passent tranquillement, faudrait que je m’affole un petit peu : préparation du sac, cuire le gâteau énergie (en catastrophe, je l’avais oublié) charger la voiture, déjeuner à 12 heures précise, je récupère Dédé (« le beauf’ », un passionné de course à pied, à qui je dois ma première inscription à un marathon, dont je ne vais pas vous parler mais plutôt vous donner le lien vers son blog, comme çà vous vous ferrez une idée du personnage par vous-même : http://ultracourse.over-blog.com/ , et avec lequel je vais encore me retrouver à Chamonix fin aout pour l’UTMB) à la gare et direction Volvic pour trouver notre ébergement pour la nuit (en chambres d’hôtes), récupérer les dossards, et, histoire de se mettre un peu dans l’ambiance, la pasta-partie.

Si l’accueil dans notre gite était superbe (3 épis), la pasta-partie était quant à elle assez décevante ; pâtes froides, chapiteau à peine chauffé (nous avons dû casser la croute en gardant notre veste !), ni musique ou animation, dommage. Le vent est très fort par rafales depuis que nous sommes arrivé en auvergne, comment va-ce tourner demain ?

Malgré la qualité de notre gite, était-ce dû au stress ?, nous avons passer l’un et l’autre une nuit agitée et dont les ronflements de l’un répondaient aux ronflements de l’autre…

6h30 ! debout ! un excellent et copieux petit déjeuner préparé par notre hôte : Patricia, une anglaise que plus bavarde tu trouvera pas ! un brin de toilette et préparation des sacs à dos, « tu t’habille comment au départ ? manches longues ou non ? coupe vent ? cuissard ou collant ? maillot et socquettes de rechange ? guêtres ou non ? bâtons ? gants ? » long débat… finalement nous prenons les mêmes options : tee-shirt à manche longue, coupe vent (que je mets sur moi pour le départ mais que Dédé choisira de laisser dans son sac) et cuissard, il semble faire beau, nous n’emmenons pas les guêtres mais les bâtons seront du voyage afin d’apprendre à les utiliser en vue de l’UTMB au mois d’août.

7h45 !!! Grouillons, c’est l’heure de rentrer dans le parc coureur et nous sommes encore au gite, nous avons 15 minutes de voiture pour être sur place, nous prenons donc congé de nos hébergeurs aussi vite qu’il est possible… et direction le centre sportif  de Volvic où nous arrivons peu après 8h00, il nous reste quelques minutes pour rejoindre le parc, il fait très beau, frais (à peine positif), y a plus un pét’ de vent… et çà va tenir toute la journée !

L’ambiance est décontractée, nous saluons les personnes croisées la veille à la pasta. Nous ouvrons nos sacs pour l’accès au départ, l’organisation vérifie que le matériel obligatoire y est bien présent ; le sifflet, la couverture de survie et la poche à eau remplie. Le speaker donne les consignes de course (que personne n’entend comme d’hab’).

 

Je jette un coup d’œil à ma montre, 8h29mn15s, le soleil irradie la foule et toute la Chaine des Puys de ses rayons, et c’est le coup de trompe qui libère le peloton tout d’abord dans la ville de Volvic que nous allons entièrement traverser de son point le plus bas jusque sur les pentes du Puy de la Nugère en passant par la source de l’eau du même nom (que la ville).

C’est donc parti pour une côte de presque 7km et 600m de dénivelée positive. 1,5 km dans la ville puis des chemin assez large en pente régulière où un de nos voisins cavale en chantant, ce dont je le félicite et lui suggère de garder son souffle. Le bonhomme joviale me répond qu’il n’est pas là pour la perf’ mais pour passer un bon moment avec des copains, nous adhérons tous à cette philosophie (faut quand même pouvoir monter en poussant la chansonnette !). Cà donne le ton de la journée…

Les dernières rampes de la Nugère ne sont pas très faciles, plus personne ne cours dans le peloton, il est déjà dur de monter le sous bois couvert d’une très épaisse couche de feuilles mortes et la pente très raide. Côté difficultés, le ton est donné aussi. Je perds André dans la descente, il n’est qu’à 50m et me rejoindra dans le début de la montée suivante. Nous commençons à marcher un peu plus souvent et réservons la course aux zones plates (y en à pas beaucoup !) et aux descentes.

Çà va encore monter d’un ton avec le Puy de Louchadière qu’on ne peut contourner, l’organisation a placé un poste de contrôle au sommet. Nous y arriveront par une sente étroite entre les arbres mais si relevée que, pour nous aider, nous sortons les bâtons. En montant, une nana me parait toute énervée à côté de nous, je lui demande si je peu l’aider, elle me répond avec un accent anglais qu’elle n’arrive pas à atteindre la nourriture dans son sac à dos, j’ouvre donc son sac et lui donne ce dont elle à besoin. Faut dire qu’à moins d’être contorsionniste il est quand même pas simple d’attraper quoi que ce soit dans un sac à dos sans le déposer… à sa décharge, elle est blonde… ! Pointage à 1200m d’altitude et Thierry va pouvoir s’amuser un peu, v’là la descente, sans doute la plus difficile du circuit, çà se négocie en allant d’un arbre à un autre, il n’y a pratiquement pas d’accroche au sol, la pente est énorme. Je me dis qu’on a de la chance le terrain est sec, je n’imagine même pas ce que çà peut donner sur terrain gras ou couvert de neige comme çà arrive parfois, sinon que de prendre l’option descente de toboggan.

Arrivé sur le plateau, Dédé ne tarde pas à pointer le bout de son nez et m’annonce que ses quadriceps ont tendance à tétaniser. Nous marchons un peu, mangeons et buvons correctement. Il me dit qu’il craint que son terrain d’entrainement niortais est sans doute bien trop plat pour habituer ses muscles à l’effort des montées et me conseil de ne pas l’attendre pour continuer la course. Je refuse cette idée « t’es pas bien, on va ensemble jusqu’au Dôme, et on verra après, je suis mieux que toi pour l’instant, mais quant sera-t-il dans 1 ou 2 heures ? » . La blonde a à nouveau besoin que je lui triture le sac à dos et lui attraper une barre de céréales. Sur le plateau je pars tout de même, j’attendrai au niveau du ravitaillement du 19ème kilomètre. Avec son expérience sur 100km, 24h ou autre 200km, je sais qu’il sait se gérer, le beau-frère.

J’y arrive en 2h24 en compagnie d’un p’tit gars du coin qui me confie que certaines années il n’y a que très peu de gens qui passe cette barrière horaire de 3 heures (si tu es en retard, c’est retour à Volvic par le petit circuit… de 32 km !). Je mange quelques morceaux de banane, refait le plein de ma poche à eau, le prochain ravito est à 15 ou 16 km (surement il nous faut prévoir plus de 2 heures) après le passage au sommet du Puy de Dôme qui, à mesure qu’on s’en approche, nous parait de plus en plus imposant et pourtant on va passer au sommet. Au bout de quelques minutes, Dédé arrive, prend le temps du ravitaillement et c’est reparti, doucement, çà va pas bien mieux chez mon compagnon d’aventure. Nous marchons bien sûr pendant les montées, mais aussi sur les parties plates et parfois en descente… En déboulant sur le plateau herbeux après le passage entre les Puys des Goules et du Grand Sarcoui et après la Fontaine du Berger, il me prend mon problème intestinal des 3 heures de course (idem marathon de Paris), mais là le gros avantage, c’est qu’on est en pleine nature,… petite pause dans les genets avant de rejoindre Dédé quelques kilomètres plus loin.

La fille de l’organisation qui nous indique la dernière montée vers le Dôme (de plus en plus écrasant) nous chambre quelque peu, faut dire qu’on déboule vers elle, dans la descente… en marchant ! J’en profite pour remercier tous les membres de l’ACFA, organisatrice de la course, pour leurs sourires, encouragements et amabilité tout le long du parcours ; çà rajoute du soleil à une journée qui n’en manquait déjà pas.

Comme toutes les montées, nous avançons d’un bon pas en poussant fortement sur les bâtons. Sur le plateau au niveau du petit Dôme, le vent nous rafraichit et nous découvrons que nous attend un monstrueux escalier en bois (nouveauté du circuit 2008) de 615 ou 620 marches (donnée qu’on m’a confié en chemin, je ne les ai pas comptées !). L’escalier est très long mais relativement facile, nous finirons la montée par la route, je me permets de courir les 50 derniers mètres jusqu’à la table d’orientation, altitude 1465m. « P….. que la vue est belle quand tu y est monté à la propre force de tes mollets !!! »  Tu peux admirer le paysage que tu viens de traverser, … et deviner ce qui te reste à faire.

Dédé me confit qu’il a vu les étoiles par plusieurs fois dans l’escalier et que çà va pas très fort. Il est 13h45, nous nous alimentons, buvons correctement, un petit coup de fil à nos familles pour les informés de notre position géographique et leur dire que tout va bien (…).

Nous rangeons les bâtons pour ne pas être gêné dans la descente du chemin des muletiers, nous n’en aurons pas besoin avant 5km. Nous partons en trottinant, je me retourne après quelques hectomètres, Dédé en a déjà 1 de retard, nous nous envoyons un grand salue de la main, chacun sa descente. Nous venons de nous dire au-revoir pour la fin du parcours.

Je descends le chemin des muletiers après le pointage et les traditionnels encouragements de l’organisation. A partir de ce moment là, il n’y a personne qui ne m’ai doublé en course ou sur un ravito et que je n’ai repris d’ici l’arrivée et quelques autres en plus, bien sûr en descente je me suis vraiment éclaté, sur le plat je courais à 10km/h et dans les bosses j’ai profité de mes bâtons pour marcher plus vite que les gens qui m’entouraient.

J’allai partir du ravito du 34ème km quand j’aperçois Dédé y arrivant, je prend des nouvelles du gars : « Cà a l’air mieux. Vas-y, roules, fais toi plaisir » me lance-t-il. Je me mets donc en route, il me reste un peu plus d’un semi-marathon… en montagne !

C’est parti pour un beau festival de descentes. Je me rappelle l’une d’entre elle, très, très pentue recouverte d’une épaisse couche de graviers de pouzzolane, en haut, avant même que je ne la vois, le gars devant moi s’écarte, « vas-y », je me lance comme me l’a appris mon vieux pote « Bébert » : face à la pente, tout droit, on se laisse emporter en souplesse. C’est comme çà qu’on rattrape une femme qui était déjà pratiquement à la sortie de cette zone d’une centaine de mètres quand je l’ai attaquée. Ensuite, j’ai dévalé le fossé encombré à environ 9 km/h puis sur les chemin plus large je rejoint puis lâche quelques autres coureurs à la vitesse de 11 à 14 km/h en fonction de la pente. Je soufrais de plus en plus des pieds, des douleurs dues aux multiples petits graviers, je suis à moins de quatre kilomètres du dernier ravitaillement, je viderai mes chaussures là-bas, en attendant « serres les dents ».

Dernier ravitaillement au niveau du marathon, 1 litre dans la gourde, quelques morceaux de banane, quelques blagues entre coureurs, bénévoles et spectateurs et c’est reparti après le nettoyage intérieur des pompes. Cà devient difficile de courir sur le plat, çà fait mal même dans des muscles que tu savais pas avant qu’ils existaient, mais en regardant le chrono je vois qu’il est jouable de rentrer en 7h45, et comme on dit « si tu te sors les doigts, çà peut le faire », il ne me reste théoriquement plus que 13 km (16 en réalité…).

Sur la montée du Puy de Leyronne, un coureur, membre du club organisateur, me tuyaute sur la fin du circuit, les côtes, les descentes, m’assure que je vais m’amusé après le sommet du Puy de Jumes, et me dit d’être très prudent au début de la dernière descente après La Nugère. Ces dernières ascensions sont pénibles pour les cuisses, les mollets et les fessiers, heureusement elles sont plus courtes qu’en début de course.

Enfin l’ultime descente, je reste très prudent sur le premier km très piégeux avec les feuilles qui masquent tout. Les chemins sont plus larges maintenant, je pense finir seul, mais comme auparavant, je continue de remonter et larguer quelques coureurs solitaires ou en groupe, pour le moral çà te donne un peps pas possible. Et malgré çà, je trouve interminable cette rampe et cette traversée de la ville que nous avions pourtant fait en sens inverse le matin même.

Au final je passe la ligne d’arrivée 7 heures 57 minutes et 23 secondes après le coup de trompe avec un très gros mal aux jambes (çà passera), pas de problème d’articulation ou tendineux (et tant mieux), des images magnifiques plein la tête (çà restera) et une excellente expérience (pour mon avenir). Dédé gagnera aussi son pari qui était de passer en moins de 9h00 puisqu’il passera cette ligne, toujours trop loin, d’arrivée en 8h36mn19s. Il n’a plus eu de problème d’hypoglycémie après le Dôme.

 

Le GPS, lui, m’indique que nous avons parcouru, non pas 55km, mais 57,9km.

 

Nourriture, là c’est sûr j’ai sans doute dû passer juste… qui sait ? niveau boisson : 4 litres de produit énergétique, accompagnés de : 3 tubes de « coup de fouet », 3 barres de céréales, 1 pâte de fruit, 1 morceau de gâteau énergie, quelques morceaux de banane à chaque ravitaillement (3 ravitos), le tout en près de 8 heures de course, çà ne vaut pas un menu gastronomique au Cheval Blanc de Vouillé…

Dernier point, rien de tel qu’une course très longue pour perdre plusieurs kilos la même journée… y-a pas un régime qui peut vous garantir çà !

 

Malgré tout le temps passé en course, et à part la toute fin du circuit, je ne me suis jamais ennuyé pendant ces 8 heures. Concentration permanente, succession et variété des paysages font que le temps a défilé à très vive allure. J’ai pris un très grand plaisir à participer à cette course, çà me donne envie de nouvelles expériences qui ne vont pas manquer cette année. J’espère prendre autant de plaisir dans un peu moins de 8 semaines aux 100 bornes de Belves, puis BIEN SUR à l’UTMB sur la CCC fin août. Pour l’heure, c’est récupération qui s’impose à moi !

 

Je tiens à remercier tous les amis qui, par leurs conseils d’entrainements et leurs messages d’encouragements, m’ont poussé au-delà de mes limites dans les moments difficiles qui ont jalonné ma course. Un trail de ce calibre c’est l’équivalent d’un marathon à la puissance 3. Bon j’arrête, je ne voudrai pas vous faire peur pour la Pastourelle, mais en terme d’effort çà vaut un marathon, ce que m’a confirmé l’organisateur que j’ai croisé à Volvic. Quant à moi, je pourrais prévoir courir en 3h30 à 3h45, mais après le 100km, je vais plutôt planifier 4h30 et faire çà pépère, comptez pas me faire courir les bosses !

 

Pour finir, j’espère vous avoir fait partager ce qui pour moi fût une Grande Journée.

 

A bientôt pour de nouvelles expériences… fin avril peut-être ?

Par thierry - Publié dans : comptes rendus de course
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  • : né le 26 aout 1962. Je réside à Béruges (86). J'ai pratiqué le VTT assiduement en randonnée pendant 12 ans, pratiquant occasionnellement de petites courses à pied jusqu'au pari de faire un marathon l'année de mon 42ème anniversaire. Après un certain nombre de courses "classiques", je reviens à mes premiers amours : la nature ! Mais en courant ! Donc TRAIL et je me lance même dans l'ULTRA (on profite bien plus longtemps !).
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5 septembre : Course des Melons à Coulombiers (86) 10km

25 septembre : Maratrail à St Cyr (86) 42,2km

1 & 2 octobre : Tour de la Vienne Pédestre à Lencloitre (86) 53km

15 octobre : 100km de Royan (17) 100km !!!

23 octobre : l'Echappée Belle à St Maurice la Clouère (86) 15km

5 novembre : Trail Nocturne de la Vallée du Lambon à Torigné (79) 25km

4 décembre : la Clairière aux Sangliers aux Bois de St Pierre (86) 16km

17 décembre : OFF du TGP (Tour du Grand Poitiers) à Poitiers (86) 130 à 140km

30 décembre : la Corrida des Tanneurs à Lavausseau (86) 7,2km

Mes Courses 2010 & 2009

2010

24 janvier : Trail Blanch 50km à Ax les Thermes (09)
31 janvier : Trail du Miosson 24km à Flée - St Benoit (86)
7 février : Trail de Buxerolles 15 km à Buxerolles (86)
14 février : Galopade des Amoureux 7,5km à Traversonne - Vouillé (86)
21 février : Trail "le feu au lac" 17km à Chatellerault (86)
27 février : Urban Trail "les 1000 marches" édition "0" à Poitiers (86)

11 avril : CN "les Chemins de Fée Mélusine" 18km à Lusignan (86)

25 avril : CN "le Trèfle à 4 Feuilles" 20km à Vivonne (86)

2 mai : CN "la Clef des Champs" 21,5km à Tercé (86)

7 mai 20h30 : CNN (nocturne) en Forêt de Moulière à Montamisé (86)
15 mai : Merrell Oxygen Challenge 70km (3300m D+) à Lioran (15)

26 juin : Andorra Ultra Trail Vallnord 120km (10000m D+) à Ordino en Andorre

11 juillet : Trail de l'Abbaye de Valence 23km à Couhé (86)

15 août : Maratrail 38,5km à St Cyr (86)
27 aout : Grand Raid des Pyrénées 160km (10000m D+) à Vielle Aure (65)

5 septembre : la Foire aux Melons 10km à Coulombiers (86)
11 septembre : Marathon du Médoc pour la fête avec les copains !

2 & 3 octobre : le Tour de la Vienne Pédestre (?)km à Lencloitre (86)

17 octobre : Semi de la Coulée Verte à Niort (79)

24 octobre : L'Echappée Belle 15km à St Maurice la Clouère (86)

6 novembre : Trail Nocturne du Lambon 25km à Thorigné (79)

5 décembre : la Clairière aux Sangliers 16km au Bois de St Pierre / Smarves (86)

26 décembre : la Corrida des Tanneurs 7,29km à Lavausseau (86)

2009

25 janvier : Trail Hivernal du Sancy (30km) au Mont-Dore (63)
1er février : trail du Miosson à St Benoit (86) 16km
14 & 15 février : Grand Brassac Extrême hivernal trail (24) 46km.
29 mars : les foulées de Salvert à Migné A. (86) 10km
5 avril : CN des Chemins de Fée Mélusine à Lusignan (1ère édition) (86) 18km
3 mai : la Clef des Champs avec Olivier à Tercé (86) 21,5km
31 mai : CN les Gendarmes et les Voleurs de Temps (87) 32km.
4 & 5 juillet : la Montagn'Hard à St Gervais (74) 115km.
12 septembre : Ultra Trail du Sancy au Mont Dore (63) 72km.

3 & 4 octobre : Tour de la Vienne Pédestre à Lencloitre (86) seule course sur route de l'année mais par équipe...
23 & 24 octobre : l'Endurance Trail des Templiers à Nant (12) 120km.

7 novembre : Trail Nocturne de la Vallée du Lambon à Thorigné (79) 26km.

6 décembre : Trail : la clairière aux Sangliers au Bois de St Pierre (86) 16km.

19 décembre : la course des Pères Noël à St Benoit (86) 8km. (heu, ... du bitume !???)

26 décembre : Corrida des Tanneurs à Lavausseau (86) 7,22km. (heu, heu, ... encore...)

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